Constats et enjeux

L’augmentation constante de l’emprise de l’automobile et du transport routier en général a une influence sur la dégradation de la qualité de vie dans nos villages : le bruit, la vitesse, l’insécurité sont des facteurs qui génèrent destruction de l’environnement et perte de la convivialité et de la qualité de vie.

Nous souhaitons inverser cette tendance et donner une plus grande place aux modes de déplacement doux ou collectifs. Nous pensons qu’il est nécessaire de repenser l’espace public pour permettre sa réappropriation par tous les usagers, renforcer la convivialité et augmenter la sécurité.

Dans nos villages, la voiture restera nécessaire mais elle ne peut occuper tout l’espace, elle doit laisser place aux piétons et aux cyclistes. Les chemins vers l’école ne doivent pas être une succession de pièges, les personnes à mobilité réduite doivent pouvoir se déplacer sans angoisse…

Notre commune est fort étendue, elle couvre 107,86 km², et est traversée par de très nombreuses voiries dont l’entretien pèse lourdement sur le budget communal. Le réseau routier communal (routes asphaltées) est long de 211km.

Par ailleurs, pour inciter à la mobilité douce, la commune a mis en place un réseau de sentiers balisés qui a une longueur totale de 321 km, ce qui engendre aussi un coût d’entretien.

Bilan

Pour ne pas faire exploser le budget, il y aura lieu d’établir des priorités.

La commune a aussi mis sur pied depuis 2014 le service « Flexi Tec », qui permet de transporter pour une somme modique les personnes qui le désirent, dans ou en dehors du territoire communal. Ce service a rendu de très appréciables services et est bien entendu à préserver et à développer au maximum. Il faudra aussi veiller à faire bénéficier les habitants des services d’autres organismes de déplacements comme Mobilisud, par exemple, qui viendront compléter l’offre actuelle.

Des « points noirs » ont été identifiés par les habitants et une attention particulière y a été portée par le collège durant la législature qui se termine. Des améliorations ont été faites là où cela était possible, mais il n’en reste pas moins que toutes les mesures, même les meilleures, ne seront jamais efficaces si les usagers ne contribuent pas eux-mêmes, par leur comportement, à la sécurisation des voiries.

Propositions

Pour envisager de manière globale et constructive tous les éléments relatifs à la mobilité et à la sécurité, un Plan Communal de Mobilité1 (PCM) est la première réalisation à concrétiser. Le Plan communal de développement rural (PCDR), adopté par le conseil communal en 2017, a fait de ce point une priorité.
La première étape d’un PCM est un diagnostic destiné à mettre en évidence les points forts, les dysfonctionnements et les potentialités de la commune. Le schéma de structure (SSC) dont la commune s’est dotée en 2009, a déjà fait apparaître certains de ces problèmes.

Ecolo propose de :
• Continuer à solliciter le SPW pour arriver à sécuriser les carrefours de Maffe et de Verlée, ainsi que l’axe Méan-Barvaux (modérer la vitesse) ;
• Développer sur la commune un réseau de pistes cyclables, qui offrent une alternative de circulation aux axes principaux (développement de la mobilité douce, accès sécurisé des enfants aux différentes écoles) en y interdisant les quads et autres engins motorisés ;
• Réaliser un inventaire et un état des lieux des sentiers et chemins vicinaux, identifier les voies qui offrent toujours un intérêt et assurer l’accès à celles-ci ;
• Entretenir les trottoirs là où ils existent et en prévoir ailleurs là où les routes traversent les villages ;
• Ralentir drastiquement la vitesse dans les traversées des villages, utiliser des chicanes fleuries, des coussins berlinois etc., tout en évitant les dispositifs générateurs de bruit ;
• Inciter au respect des limitations de vitesse imposées notamment en utilisant les indicateurs de vitesse et les radars ;
• Développer des transports alternatifs (co-voiturage, taxi-stop…) ;
• Etudier avec les usagers actuels et potentiels les demandes en matière de transports en commun et chercher à améliorer l’offre en fonction des besoins ;
• Continuer à offrir et développer le service de « taxi social » communal (Flexi Tec) mis sur pied depuis 2014 ;
• Assurer l’entretien des sentiers et promouvoir la mobilité douce, le marquage des sentiers ne suffit pas ;
• Poursuivre les démarches vis-à-vis de la Région wallonne en vue de la création d’une ligne TEC expresse Liège-Marche avec arrêt à Méan.

Cette liste est loin d’être exhaustive, le PCM devant permettre d’identifier les problèmes et de définir les priorités.

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